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2009 : Harcèlement sexuel ou chantage à l’emploi ?

En juin 2006, une employée de La Poste de Bourges porte plainte contre un haut responsable de l’établissement pour harcèlement et viol. Les faits sont classés sans suite par le tribunal correctionnel de Bourges. En revanche, le prévenu se retourne contre son accusatrice, pour dénonciation calomnieuse. Condamnée en première instance à deux mois d’emprisonnement avec sursis et 1.000 € de dommages et intérêts, l’employée faisait appel de cette condamnation, hier.

En juin 2006, une employée de La Poste de Bourges porte plainte contre un haut responsable de l’établissement pour harcèlement et viol. Les faits sont classés sans suite par le tribunal correctionnel de Bourges. En revanche, le prévenu se retourne contre son accusatrice, pour dénonciation calomnieuse. Condamnée en première instance à deux mois d’emprisonnement avec sursis et 1.000 € de dommages et intérêts, l’employée faisait appel de cette condamnation, hier.

“ Ma Biche Ma Chose ”

Pour la partie civile, l’employée a inventé les faits afin d’obtenir une promotion par chantage. « La Poste a été victime de son humanité en reclassant cette femme après un accident survenu dans un cadre privé, souligne l’avocat. Ne pouvant plus exercer son métier de factrice, elle occupait un emploi surnuméraire et mal défini. De plus, les faits graves qu’elle rapporte n’ont eu aucun témoin. » Et de lister dix points établissant le mensonge, dont une personnalité fantasque de la femme, à l’inverse de la pondération du responsable. Pour l’avocat général, la mauvaise foi et l’atteinte à l’honorabilité ne font pas de doute. Il faut confirmer la peine de principe initiale. Me Galut, pour la défense, ne voit pas les faits du même œil. Selon lui, « l’enquête a été trop rapide et n’a impliqué que des responsables hiérarchiques et non les salariés collègues de ma cliente. On sait pourtant qu’ils ont entendu le responsable appeler ma cliente “ Ma Biche ” ou “ Ma Chose ”, et qu’elle effectuait pour lui des courses personnelles. » Et de citer une lettre où elle demande à changer de lieu de travail. « C’est un dossier plus complexe qu’il n’y paraît », estime l’avocat, demandant l’annulation des condamnations. La décision de la cour a été renvoyée au 18 juin.

Voir en ligne : Source : La nouvelle république

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